Et Puis...
 

parce que TRIBECA40 ne serait rien sans inspiration, et que l’inspiration nous donne envie de partager ce que nous aimons, alors…

 

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C’est au Havre, au 40 de la rue Georges Braque, dans le périmètre des quartiers qui portent la marque de l’atelier de l’architecte Auguste Perret et qui sont classés au patrimoine de l’UNESCO, que TRIBECA a ouvert ses portes en 2008.

Nous avons résolument choisi, pour ce concept store, de célébrer l’alliance du génie industriel, témoin d’une part importante du Havre, et du génie artistique, qui évoque, pour nous, la beauté sidérante des ciels immortalisés par les impressionnistes et l’esprit d’aventure qui imprègne cette ville depuis toujours.

Concept sans cesse innovant au Havre, TRIBECA s’attache toujours à faire découvrir de nouveaux talents et des créateurs plus confirmés dans les domaines de la mode, du parfum et du design.

2014 marque un nouveau développement de l’entreprise, qui change de nom; Le parfum, qui avait doucement grandi aux côtés du vêtement, fait à présent jeu égal avec lui pour faire de TRIBECA40 la référence auprès des amateurs de fragrances rares.

 

Pascale & Thierry Destribois

 

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Parthénice, il n’est rien qui résiste à tes charmes :

Ton empire est égal à l’empire des dieux ;

Et qui pourrait te voir sans te rendre les armes,

Ou bien serait sans âme, ou bien serait sans yeux.

 

Pour moi, je l’avouerai, sitôt que je t’ai vue,

Je ne résistai point, je me rendis à toi :

Mes sens furent charmés, ma raison fut vaincue,

Et mon cœur tout entier se rangea sous ta loi.

 

Je vis sans déplaisir ma franchise asservie ;

Sa perte n’eut pour moi rien de rude ou d’affreux ; J’en perdis tout ensemble et l’usage et l’envie :

Je me sentis esclave, et je me crus heureux.

 

Je vis que tes beautés n’avaient pas de pareilles :

Tes yeux, par leur éclat, éblouissaient les miens ;

La douceur de ta voix enchanta mes oreilles ;

Les nœuds de tes cheveux devinrent mes liens.

 

Je ne m’arrêtai pas à ces beautés sensibles,

Je découvris en toi de plus rares trésors ;

Je vis et j’admirai les beautés invisibles

Qui rendent ton esprit aussi beau que ton corps.

 

Ce fut lors que, voyant ton mérite adorable,

Je sentis tous mes sens t’adorer tour à tour :

Je ne voyais en toi rien qui ne fût aimable,

Je ne sentais en moi rien qui ne fût amour.

 

Ainsi je fis d’aimer l’heureux apprentissage ;

Je m’y suis plu depuis, j’en aime la douceur ;

J’ai toujours dans l’esprit tes yeux et ton visage,

J’ai toujours Parthénice au milieu de mon cœur.

 

Oui, depuis que tes yeux allumèrent ma flamme,

Je respire bien moins en moi-même qu’en toi :

L’amour semble avoir pris la place de mon âme,

Et je ne vivrais plus s’il n’était plus en moi.

 

Vous qui n’avez point vu l’illustre Parthénice,

Bois, fontaines, rochers, agréable séjour,

Souffrez que jusqu’ici son beau nom retentisse,

Et n’oubliez jamais sa gloire et mon amour.

 

Jean Racine (1639-1699) Stances à Parthénice (Poésies lyriques)

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Trente ans après L’Invention de la solitude, Paul Auster pose sur son existence le regard du sexagénaire qu’il est devenu. Bien loin, cependant, du journal intime ou du classique récit autobiographique, cette Chronique d’hiver aborde la méditation sur la fuite du temps sous l’angle du compagnonnage que tout individu entretient avec son propre corps.
C’est en effet de respiration, de sensation, de jouissance ou de souffrance, d’épiphanies charnelles ou de confrontations plus ou moins traumatiques avec la matière du monde qu’il est question à travers l’évocation, à la deuxième personne, d’un simple petit Américain du nom de Paul Auster, né dans l’immédiat après-guerre, et requis d’apprivoiser les espaces et le temps qui lui ont été impartis.
Dans ces pages aussi sincères que retenues, Paul Auster se décrit moins en littérateur qu’en acteur convoqué sur la scène troublée de l’existence pour y incarner, à son tour, toute l’ardeur des passions humaines.
De cet homme-cicatrice dont le corps exulte ou somatise, de ce fils hanté par la mort prématurée de son père et tourmenté par le destin chaotique de sa mère, de l’heureux citoyen de Brooklyn, époux et père aujourd’hui comblé, de cet héritier d’une lointaine Europe, amateur de baseball, fumeur invétéré et romancier fécond, de cet homme, enfin, qui souffre de ne pouvoir ou de ne savoir pleurer, le lecteur entendra ici le “grain de la voix” surgissant du savant puzzle où se déconstruit toute représentation univoque du moi afin que se produise, sous le signe d’une humanité partagée, la plus loyale des rencontres.

 

Chronique d'hiver - Actes Sud

C

 

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Michel Onfray a commencé à écrire des haïkus dans les hôpitaux où il accompagnait celle qui fut sa compagne pendant trente-sept ans. Elle vivait les dernières années de sa vie, ravagées par un cancer qui a duré treize années.

Les Petits Serpents, le second recueil de ces haïkus, offre au lecteur une beauté dont on pourrait presque dire qu’elle ne lui est pas destinée, tant elle traduit l’intensité intime du chagrin.

Elle nous est, pourtant, bien nécessaire, pour retrouver l’essence même de la poésie et sentir combien ce chagrin est aussi le nôtre.

Hier, aujourd’hui, demain, nous devenons, chacun à notre tour, cet être unique et blessé, fragile et fort, qui saisit l’infini en trois phrases, en trois larmes.

 

Les Petits Serpents    Avant le silence II     Michel Onfray    Editions Galilée

 

Sidérant mystère

Tous les chats

Me conduisent vers elle

 

Dans mon cauchemar

Elle allait mourir

Elle est déjà morte

 

Une vitrine

Une robe

La sienne

Et Puis ...

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L'Angleterre n’est plus faite pour les seniors, même la retraite se délocalise ! Plusieurs retraités britanniques coupent toutes leurs attaches et partent s’établir en Inde, dans ce qu’ils croient être un palace au meilleur prix. Bien moins luxueux que la publicité ne le laissait entendre, cet hôtel délabré au charme indéfinissable va bouleverser leurs vies de façon inattendue.

 

Indian Palace

 

« J’ai eu le bonheur, à Pâques, d’accompagner mon vieil âne dans la mort. J’ai eu aussi le privilège d’accompagner des êtres aimés dans la mort et j’éprouve une reconnaissance immense d’avoir été autorisée à entrer dans la chambre des mourants, dans le lieu où se célèbre la mort. Comme dans les lieux où se célèbre la naissance, les portes du ciel s’ouvrent ; terre et ciel se touchent. A l’entrée et au sortir de l’existence, le même miracle, toujours.

Mon âne avait déjà quarante-deux ans. Je l’avais connu il y a une trentaine d’années alors qu’il était fringant, qu’il avait un allant incroyable, une énergie débordante. Puis je l’ai vu vieillir, blanchir- et à la fin même, il était devenu très encombrant, toujours debout et immobile là où il ne fallait pas, devant les portes, les porches- et difficile à déplacer, avec cette lenteur de la vieillesse, cette éternité qui se répand doucement dans les veines… Et quelques jours avant pâques, voilà qu’il tombe sur le flanc et ne peut plus se relever.

Le vétérinaire du village est appelé et déclare qu’il faut l’endormir car il ne se relèvera certainement plus. J’ai demandé au vétérinaire pourquoi il fallait l’endormir. Il m’a répondu: pour lui éviter de souffrir. Mais je lui ai dit qu’il avait déjà beaucoup souffert: il avait perdu sa compagne, une ânesse grecque, et deux enfants, il avait passé tant d’hivers solitaires dans son écurie sombre… Il connaissait bien la vie et tout son cortège de misères et de joies. Il connaissait tout et il était bien assez grand pour aller jusqu’au bout de la vie. La question était plutôt, lui ai-je dit, de savoir combien de souffrances nous étions capable de supporter lui et moi- et de combien de patience nous étions capable ! Le vétérinaire est reparti et les longues journées ont commencé où je descendais toutes les heures donner à boire à mon âne avec une cuillère- les longues, longues journées. Il y a eu un matin où je me suis demandé si je n’avais pas pris une mauvaise décision et je me suis senti perdue: c’est lorsqu’il s’est mit à bouger, à ruer, à se débattre. Mais en me rassérénant, en reprenant confiance en nous deux, j’ai cru comprendre que c’était la vie une dernière fois qui se réveillait en lui, la fière mémoire des cavalcades- et qu’il tentait de bondir à la rencontre de l’horizon comme il l’avait fait si souvent. Puis mon jeune fils m’a conseillé de ne plus m’éloigner- c’était pour bientôt- et il avait raison.

Il s’est passé quelque chose d’inoubliable au cours de ces derniers instants. Mon âne a poussé de très profond soupirs et au tout dernier, là où j’attendais encore un inspir qui n’est pas venu, une immense larme cristalline s’est détaché du coin de son œil et a rouler dans le foin. Dans cette écurie, le ciel s’est ouvert, et ce que j’avais connu au moment de la mort d’êtres qui m’étaient proches et chers était là, dans la même qualité, dans la même merveille. Le ciel s’est ouvert pour accueillir un âne ! C’était quelque chose de tellement inattendu pour moi, ce sacré dans cette écurie, que vraiment j’en suis encore vibrante quand j’en parle. J’aurais pu aussi raconter d’autres épisodes mais, vous comprenez, avec un âne, on peut aller tout droit à l’essentiel. Personne ne barre le passage. »

 

Christiane Singer – Du bon usage des crises- Albin Michel p 143

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« Les Modernes se croient lucides. Ils aiment à se dire qu’ils ne sont pas nés de la dernière pluie et que la crédulité n’est pas leur fort. Ils se font gloire de regarder en face l’inglorieuse réalité humaine. Ils s’émerveillent de ne pas être bêtes, c’est-à-dire de ne pas succomber à l’émerveillement. Ils se félicitent de leur perspicacité, ils s’enorgueillissent de prendre l’homme comme il est et de ne jamais bâtir de châteaux en Espagne…

Et pourtant ces pragmatiques sans état d’âme vivent dans l’illusion, ces clairvoyants ont la berlue, leur positivisme est aussi candide et peut-être plus dangereux que l’angélisme ou le spiritualisme qu’ils dénoncent. »

 

Alain Finkielkraut  Un cœur intelligent -Folio 5156 p198

 

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Après l'avoir révélé en 2005, la Fondation Cartier renouvelle son bail à l'artiste australien Ron Mueck avec une exposition exceptionnelle. On aime en silence ses nouvelles figures humaines ultra-réalistes, faites de moulages de silicone, à la peinture saisissante, si mystérieuses et songeuses ; ses sculptures d'adolescents, d'une mère protégeant son bébé dans son manteau, d'un homme pensif dans une vraie barque ; ou encore ce visage endormi, autoportrait de l'artiste, à la taille agrandie ou au contraire toute réduite. Blancheur de la peau, veines qui saillent, rides au réalisme ahurissant ou regard fixe, le trouble est partout dans ces sculptures qui révèlent surtout une attente existentielle et une solitude très humaine. Du grand art.
 

Laurent Boudier

 

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A l’occasion de l’arrivée de BYREDO chez TRIBECA40, nous avons eu le grand plaisir de recevoir clients et amis lors d’un  cocktail de présentation et de découverte de ses parfums d'exception. Un moment de plus passé dans une ambiance  chaleureuse ! Nous remercions tous ceux et celles qui y ont contribué…un merci tout particulier au talent de Zélia, qui nous a permis de déguster ses délicieuses créations !

 

www.zeliatraiteur.com

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Tribeca40 a accueilli, pendant une quinzaine de jours au début du mois de décembre, plusieurs robots de Cyriile Plate, qui ont ajouté leur joyeuse bonne humeur à l’ambiance, déjà fort chaleureuse, de la boutique. Quelques cosmonautes leur ont tenu compagnie.

 

 Merci Cyrille !

 

 

Cyrille Plate – Plasticien- 0662353805- www.artmajeur.com/robot6

 

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La lumière se veut douce et reposante...Un parfum de Violette est avant tout un état d’esprit, celui de l’authentique, couleurs surannées, objets qui parlent.
On vous reçoit dans la  maison ou au jardin pour vous servir le petit déjeuner, déguster un thé ou juste partager un moment.
La maison vous offrira également un espace boutique où vous pourrez vous laisser séduire par un objet charmant, un accessoire vintage ou une spécialité locale.  

 

http://unparfumdeviolette.com/